Un trou dans le talon d’une chaussette. Un accroc dans un pull. Une tache d’eau de javel sur une veste. Voilà l’occasion pour une nouvelle génération de cou- settes de ressortir l’œuf à repriser en bois de mamie. Mais alors que leurs aïeules s’échinaient à réparer le plus discrètement possible, ces néocouturières (les femmes sont largement majoritaires) exhibent fièrement leurs coutures apparentes. Une dizaine de trous de mites ? On comble par une constellation de points colorés sur un chandail. Un bord de manches élimé ? On ajoute une bande dans une couleur contrastée. Un jean déchiré au niveau du genou? On le recouvre d’un patch de tissu, quadrillé de traits et de pointillés. Pour ces adeptes du visible mending (« réparation vi- sible», en français), ravaudage et rapiéçage ne sont plus synonymes de dénuement mais d’engagement....
La pratique a ses stars, des pros souvent anglo-saxonnes, comme l’Ecossaise Flora Collingwood-Norris ou l’Anglaise Kate Sekules, enseignante en histoire de la mode à New York et autrice de plusieurs bibles sur le raccommodage. Cette activiste du textile est à l’initiative de la campagne «Mend March», lancée chaque année au mois de mars sur les réseaux sociaux, pour encou- rager les néophytes à prendre l’aiguille...
Resisting Fast Fashion Through Visible Mending by Kaja Šeruga April 25, 2025 "The Edinburgh Street Stitchers, as they call themselves, are part of a growing... View full details
Mend!: an interview with Kate Sekules by April Callaghan November 17, 2020 Dressed: The History of Fashion With over 7 billion people in the world,... View full details